
Le Niger renégocie sa place sur le marché mondial de l’uranium. Selon des sources officielles, la Russie a proposé d’acheter 1 000 tonnes d’uranium nigérien pour 102 milliards de FCFA, soit près de 200 fois plus que les prix appliqués sous les anciens accords avec la France.
Jusqu’ici, Niamey ne percevait qu’environ 555 millions de FCFA pour 1 000 tonnes, dont la moitié partait en “compensation”, laissant à peine 225 millions de FCFA nets pour le pays. Une situation longtemps dénoncée par les acteurs souverainistes comme symbole d’un déséquilibre économique hérité de la Françafrique.
Cette nouvelle offre russe, si elle se concrétise, pourrait marquer un tournant stratégique dans la diplomatie énergétique nigérienne. Elle s’inscrit dans la volonté du gouvernement de diversifier ses partenaires et de tirer un meilleur profit de ses ressources naturelles.
Au-delà du Niger, ce rééquilibrage des relations minières ouvre un débat sur la souveraineté économique en Afrique, où plusieurs États cherchent désormais à renégocier leurs contrats pour mieux défendre leurs intérêts nationaux.












