Rencontre de Paris : SANA BANGUI, rassure l’opinion internationale

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Rencontre de Paris : SANA BANGUI, rassure l'opinion internationale 2

LE GOUVERNEUR DE LA BEAC A PARIS POUR TRAITER D’ENJEUX ECOLOGIQUES DANS LES TRANSFORMATION DU SYSTEME FINANCIER MONDIAL

Paris accueillait sur son sol le Gouverneur de la Banque des Etats d’Afrique Centrale (BEAC), le 5 Novembre dernier, à l’occasion du webinaire de haut niveau sur le thème : « quel rôle pour les banques centrales et les superviseurs bancaires dans la lutte contre le changement climatique ? ».

L’événement était co-organisé par Banque de France, la Fondation pour les études et recherches sur le développement international (FERDI), et l’Agence française de développement (AFD).

Les objectifs poursuivis par ces organismes publics français étaient entre autres : primo, analyser le rôle actuel et potentiel du secteur financier international et continental dans la lutte contre le changement climatique en Afrique en se concentrant sur les missions des acteurs du secteur financier (banques, assurances, fonds d’investissements, agence de notation, banques nationales et multilatérales de développement, régulateurs, banques centrales), ainsi que sur les financements publics pour mobiliser les financements privés. Deuxio, identifier les obstacles et opportunités pour financer une transition et une adaptation climatique juste et inclusive, sans effet d’éviction du financement du développement et de la lutte contre la pauvreté. Tertio, explorer des modèles économiques et financiers innovants adaptés aux réalités socio-économiques africaines (ex : tontines vertes) en les comparant avec ceux des pays du Nord. Et enfin, proposer des recommandations concrètes et réalistes pour renforcer la contribution du secteur financier à la lutte contre le changement climatique en Afrique.

L’intervention du Gouverneur SANA BANGUI a été l’occasion de présenter les mesures concrètes et novatrices que la BEAC et la Commission Bancaire d’Afrique Centrale (COBAC) mettent en œuvre pour garantir la stabilité monétaire et financière de la zone CEMAC face à la recrudescence des risques climatiques.

Le Gouverneur SANA BANGUI a souligné l’impact direct des chocs climatiques (inondations, désertification) sur l’inflation et les réserves de change de la zone. Pour y répondre, il a annoncé une innovation majeure dans le cadre opérationnel de la politique monétaire de la BEAC : la Réforme du Guichet B. La BEAC travaille ainsi à réactiver et à verdir son Guichet B du marché monétaire pour en faire un « Guichet Vert ». Ce mécanisme vise à orienter les liquidités de la Banque Centrale vers le financement de projets d’investissement à faible empreinte carbone et résilients aux chocs climatiques. Ce dispositif reposera sur l’application de décotes différenciées aux actifs éligibles comme collatéral, favorisant ainsi les prêts bancaires destinés aux secteurs les plus durables et les moins exposés aux risques climatiques.

Par ailleurs, en tant que Président de la COBAC, Monsieur le Gouverneur a réaffirmé que les risques climatiques sont désormais formellement reconnus comme des risques financiers à part entière (risques de crédit, de marché, opérationnels et de liquidité) dans le cadre prudentiel de la sous-région. L’accent a été mis sur le déploiement imminent de deux chantiers cruciaux. D’une part, la COBAC prépare activement l’intégration des Stress Tests Climatiques (S.T.C.) dans ses exercices de stress tests micro et macroprudentiels. Ces tests seront spécifiquement adaptés aux scénarios de vulnérabilité propres à la CEMAC pour évaluer la résilience du système bancaire sur des horizons temporels variés. D’autre part, un engagement fort a été pris pour le renforcement des capacités des équipes de supervision aux techniques d’analyse climatique et pour l’intensification de la coopération internationale (notamment avec le Réseau des Banques Centrales et Superviseurs pour le Verdissement du Système Financier – NGFS).

En conclusion, le Gouverneur SANA BANGUI a insisté sur le rôle de catalyseur de stabilité que la BEAC et la COBAC entendent jouer. « Notre rôle est d’utiliser nos leviers monétaires et prudentiels pour inciter les acteurs financiers à devenir des partenaires actifs de la résilience et de la transition durable dans la zone CEMAC », a-t-il déclaré.

Depuis son arrivée à la tête de la BEAC, monsieur Yvon Sana Bangui multiplie les rencontres au sommet avec d’autres banques centrales ainsi que des structures ayant une activité en rapport avec sa structure afin de maximiser le partage d’expérience sur les bonnes pratiques et optimiser la gestion des crises, la coordination des politiques, une régulation plus efficace ainsi qu’une plus grande résilience face aux chocs financiers. Sa présence à Paris apparait alors comme une anticipation de la banque centrale de la CEMAC face au changement climatique et une réflexion prospective sur la nécessité de mobiliser l’ensemble des acteurs pour financer l’atténuation et l’adaptation.

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